• Résultat de recherche d'images pour "torture morte duchamp"

    basé sur l'oeuvre de Marcel Duchamp " torture morte"

     

     

     

    Une nature morte qui n'est pas illusion,
    juste une découpe après dissection,
    proprement décousue,
    une nature morte toute crue

    celle que tu vois dans l'assiette
    ( un régal pour l'esthète )
    une nature morte qui pue :
    la vérité toute nue

    qu'on a mis dans une boîte
    un pied découpé ,entouré d'ouate
           détaché d'un corps
    idéal pour les amateurs ....

    Mieux que celui d'une momie :
    c'est un bout d'anatomie
    indécent         ( mais pas farouche )
        apprivoisant déjà les mouches :

    il fallait donc l'exposer
    au mieux,    dans un musée :
    on dirait presque un ready-made :
                  Ce pied est encore tiède

    On ne l'aurait même pas remarqué
    dans un cabinet de curiosités,
             - dans tout ce bazar  :
     le lard se confond avec l'art... -

    En patience,          la nature morte attend
              ( et elle a tout son temps ) :
    l'ordinaire peut s'avérer provoquant...
             demandez-donc à Duchamp ... !!

    -
    RC - oct 2017

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  •  2013_0414montpellier0252.JPG

     

     

    Les murs de Maguelone
    gardent       à l'intérieur,
    un espace qui résonne
    de fleurs de méditation.

    Quelques ouvertures
    dans l'épaisseur des murs
    font       comme des tableaux,
    où le paysage reste flou :

    Des ondes , dans l'épaisseur du verre,
              en couleurs de miel
    dessinent autant qu'elles déforment
    l'extérieur,     en formes fantomatiques,

    -       juste une allusion
    offerte à l'oeil
            comme à l'esprit
    vagabondant dans l'être .

    -


    RC - oct 2017

     

    Vitraux de Robert Morris à la cathédrale de Maguelone. ( les vitraux de Maguelone, -tout proche de Montpellier -  sont  de Robert Morris )

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  • _______________________________

     

     

     

    Portrait de femme assise à la robe verte - Pablo Picasso 1961

     

    C'est cette femme assise,
    dont on voit un bout de robe verte,
    où des visages (qui sont peut-être les siens,
    vus sous plusieurs angles ) ,
    se superposent ...

    Car ce sont les angles,
    qui interrogent le profil .
    Il se découpe,
    sur la rivière noire des cheveux :
    lourde masse chutant.

    Ce qui serait un chapeau :
    un tricorne étrange,
    sert d'encadrement au visage,
    dont l'expression se fige
    dans l'attente.

    Attente ou effroi,
    c'est ce qu'on ne sait pas,
    ni le comment ni le pourquoi,
    nous fixant à la manière d'un intrus
    tant le regard est dru.

    Noir, sans reflet
    ni état d'âme,
    interrogation des sourcils ,
    le corps semblant être là par erreur,
    a même avalé les couleurs .

    -


    RC - oct  2017

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  • sculpture: Urs Fischer – 2015

     

    Sur un fauteuil style Louis XVI
    sorti de chez l’antiquaire
    il y a les mains de ma mère
    ( qui auraient pu préférer les chaises ) ….
    Pour être plus précis dans le décor,
    celui-ci n’a rien de spécial,
    mais quand même, c’est pas normal…
    il y a juste les mains, pas le corps .

    Il existe peut-être,
    mais dans l’au-delà :
    – en tout cas on ne le voit pas – :
    ça a l’allure d’un spectre
    qui voudrait se faire inviter
    pour partager le dessert
    avec mon frère
    à l’heure du thé :

    C’est une sorte d’ambassadrice ,
    qui ne s’encombre pas d’apparence
    et joue sur la transparence ,
    ( sauf pour ses mains lisses )
    Elles n’ont rien de squelettiques ,
    pleines de jeunesse,
    elles sont d’une tendresse
    bien énigmatique….

    Ces mains , d’une autre époque
    se posent doucement ,
    plutôt affecteusement ,
    quand c’est le « five o’clock » ;
    – toujours avec exactitude – ,
    avant bientôt, de s’évanouir
    comme un tendre souvenir
    ( un rendez-vous quotidien, dont j’ai pris l’habitude ).


    RC – juill 2017

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  •  

     

     

    peinture: Paul Delvaux

     

     

     

    J'entends le silence,

    comme un souffle en négatif,

    ..                 et c'est la nuit.

    Evidemment la musique est toujours là.

    Mais elle a été prélevée, et se trouve ailleurs

     

    en-dehors de la ville,

    dans une petite pièce

    où deux femmes en miroir lisent un petit livre,

    accompagnées dans leur pensée

    par la mélodie du chalumeau.

     

    ( vous savez, cette toute petit flûte

    qui a accompagné

    la traversée de l'eau

    dans l'histoire du musicien d'Hamelin

    entraînant avec lui rongeurs, et enfants ) .

     

    Ici c'est un homme 

    en grand manteau rouge

    comme sorti 

    d'une peinture allemande.

    Une étrange lueur nimbe les lectrices .

     

    Une fausse perspective,

    au sol en damiers rigides

    curieusement ouverte

    permet pourtant aux roses

    de s'épanouir,       malgré l'obscur.

    -

     

    RC - oct  2017

     

     

     

    (  d'après une peinture de Paul Delvaux )

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  • A la façon d'un voile, jeté sur nos yeux

                                                                                    montage peinture & sérigraphie: Robert Rauschenberg  "Retroactive"  1964  Mus of Modern Art - NY C

     

    Maintenant tu concrétises,

    ce que les souvenirs ont,

    et l'histoire allant avec ;

    aussi bien le cosmonaute

    évoluant prudemment dans l'espace,

    qu'une radiographie du torse,

    le portrait de Kennedy

    ( avec sa main, sérigraphiée par deux fois ),

    des panneaux de circulation "one way",

    des néons d'une publicité lumineuse,

    une photo d'une manifestation

    - un souvenir confus -

    au point que tu pourrais l'effacer,

    ou la recouvrir par une autre.

     

    En fait, ce ne serait pas un inventaire précis :

    la mémoire aurait quelques manques:

    chaque réminiscence,

    transposée en image,

    se fondant volontiers dans les autres,

    de la plus marquante

    ( comme pourrait l'être une manchette en gros titres)

    à la plus banale.

    Si certains cherchent des précisions,

    un sens caché,

    ils auraient beau gratter,

    ils ne trouveraient que peu d'indices,

    ou alors, une simple accumulation :

    à la façon de strates archéologiques .

     

     

    Isoler chaque détail,

    le disséquer,

    en connaître sa substance,

    ne servirait pas à grand chose,

    d'autres éléments

    - comme dans un rêve -

    venant immédiatement remplir les vides,

    ou se superposer aux autres .

    On se demande d'ailleurs

    si le visible n'arrive pas à se fondre,

    avec l'invisible,

    à l'instar d' évènements,

    destinés à retourner à l'oubli :

    la statue de la liberté

    à peine visible dans le noir,

    et le transfert de l'encre

    aussi illusoire qu'un voile,

    jeté sur nos yeux .

     

    A la façon d'un voile, jeté sur nos yeux

    - RC - sept 2017                                                      sérigraphie: Robert Rauschenberg  "Statue de la Liberté "  1964

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  •  

    29660093121.jpg

    photo Ay.ashok Saravanan      - Ganesha

     

     

     Quelle vague sera assez puissante,

    pour fermer le regard de la statue ?

     

    Ses membres ont beau être brisés, 

    les plis de ses habits ensablés

     

    l'écume enrage de ne pouvoir dissoudre

    le sourire, qui s'adresse aux cieux

     

    fixe, comme dans une absence

    peint dans une présence

     

    où on imagine que l'image des dieux

    contemple l'éternité au-delà de l'humain.

     

    -

     

    RC -  sept  2017

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  • Peintures  –  Antoni Tàpies

     

    Tapies-corpsdematiere-2012

     

     

    Je relie la terre    à la peinture,
    Les traces de pas   dans la boue,
    La poussière de marbre   griffée,

    Le sol est dressé,  à la verticale,
    Il n’est plus accessible,
    Et bouche  l’horizon.

    Un vernis épais a protégé , de façon précaire,
    Les entrailles ,       des brûlures du napalm  .
    Une mue de peau humaine, y gondole  .

    La seule  échappatoire ,    peut-être  ,
    S’enfoncer dans la terre ,
    Relié à la matrice originelle   .

    Y chercher sa réincarnation  .
    Comme les repousses vertes le font,
    Sur les souches calcinées.

    RC – nov 2014

     

    3601164155_8630abe0b3 Tapies, Antoni _1923- _  1958 Grey Ochre


     
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  • mj   A  -  05 comme Valensole  horizontal.jpg

    peinture :  détail de peinture  1992    RC

     

     

    Un peu de peinture frottée,
    quelques touches posées,
             et que sourde la lumière
    inventée par la mer,
    et les ors se répandent
    jusque dans les lavandes :

    tu as rêvé d’un soleil
    traversant le sommeil
    de la toile :
    le chuchotement des étoiles
    émergeant peu à peu
    de tout ce bleu :
    la grande épure
    des blés mûrs :

    Le grand accord
    donné à leurs ors .
    La mer jaune des mimosas
    et des champs de colza ,
    la chanson secrète 
              – les couleurs de la palette – 
    qui, sous l’été, crépitent
             – un espace sans limite –
    ( le tout orchestré
    dans quelques centimètres carrés )


    RC – mai 2017

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  •  

     

    Afficher l'image d'origine

    Ce sera comme une ivresse,
    la tête vidée, informe,
    et l'univers à soi,
    qui tourbillonne.

    La toile est déroulée sur le sol,
    tu peux te permettre de la fouler aux pieds,
    d'y lancer éclats et comètes,

    qui finissent en nébuleuses,
    le noir combattant le blanc
    à la manière d'un furieux yin et yang..

    La main a un prolongement de peinture,
    celle-ci goutte, jaillit,
    à mesure que tu danses.

    Tu perds la notion d'équilibre :
    le haut et le bas peuvent s'inverser .
    L'espace est un univers
    d'une douzaine de mètres carrés,

    et tu flottes au milieu
    les gestes te répondent à peine,
    tout ce qui arrive,
    t'échappe des doigts .

    Un vide à l'intérieur , et personne
    ne comprend pourquoi tu tombes,
    sans pourtant chuter

    pourquoi les figures se dissolvent ,
    pourquoi les lignes se nouent et se recouvrent,
    presque à ton insu.

    Et si c'est un excès, une fatigue
    elle dépasse le ciel par sa transe,
    dans une myriade d'éclaboussures.
    Une fois jetées, violemment extraites du pot,

    elles s'éparpillent comme des étoiles, :
    un big bang renouvelé ,
    des éclats figés sur la toile,
    que personne ne peut rattraper.

    -
    RC - nov 2016

     

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  •  

     

    Afficher l'image d'origine025-2r.+Texto+ilustrado.jpg

    manuscrit  enluminé:  Heures  de Catherine  de Clèves

     

    Si le moine s’ennuie
    au coeur de l’abbaye

    il peut laisser voyager
    songes et pensées.

    Son imagination
    ne doit rien à la dévotion.

    Penché sur le manuscrit,
    le voila qui décrit

    avec une grande minutie
    l’enfer ( c’est ce qu’il a choisi ). :

    Le combat du bien et du mal ;
    le héros à cheval

    qui lance sa monture
    sur une sale créature

    quelque peu imaginaire,
    telle qu’il pense trouver en enfer.

    C’est un regard halluciné,
    digne de terribles bandes dessinées,

    où se multiplient les aventures,
    dans les recoins des enluminures.

    Il y a le monstre noir
    gardant le purgatoire :

    un ciel peuplé de nuages noirs,
    barrant tout espoir.

    On voit que le peintre s’est fait un plaisir
    de manier la poële à frire,

    d’envisager avec délice,
    une déclinaison de supplices

    Excusez du peu ….
       ce ne fut qu’un jeu

    de rendre souhaitable
    que des petits diables

    vomissent des bouches de feu ;
    ——->   Nulle part on ne voit Dieu

            ( honni soit, qui mal y pense …
    –      il est parti en vacances) .

     

    RC- juin 2016

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  •                                      photographie :          Dalibor Stach. Sans titre

    -

    Les temps ont bien changé,
    la mer est au plus haut,
    comme en-dessus des nuages.
    La lumière peine
    à se forcer un passage
    dans un ressac aérien.

    Je me suis allongé sur l'herbe:
    un velours noir.

    Il se déroule en immense tapis,
    jusque vers les montagnes.

    J'ai assisté au grand vol des sirènes,
    groupées comme pour une parade,
    et leur chant appuyé sur le soir,
    juste avant que les vagues
    n'engloutissent le jour,
    et moi avec...

    -
    RC juill 2016

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  •  

    Odilon Redon:  l'oeil montgolfière

     

     

     

    L'envol d'un oeil,traduit une fuite

    un élément contre nature,

    impertinence de la gravure,

    délesté de l'orbite

     

    Le voici qui erre

    Incongru et tout rond,

    L'oeil montgolfière,

    de chez Odilon.

     

    Vois tu cette géante sphère

    Grossie par le télescope,

    qui s'élève légère

    Délaissant le cyclope ...

     

    Pour celui-ci, rien de va plus

    Il demande à un ange

    Comment retrouver la vue

    - manque un oeil de rechange.

     

    De l'avantage du binoculaire.

    Et s'il s'avère cependant

    Que les yeux prennent la file de l'air

    - voulant être indépendants

     

    Que quelque chose les retient

    de faire faux bond,

    voyez ce qu'il convient

    de peindre ,   avec Redon

     

    Payez vous une paire de lunettes

    pour apprivoiser votre regard :

    le petit bout de la lorgnette,

    et un meilleur tremplin vers l'art.

     

    -

    RC - juin  2016

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  •  

    iattD.AuSt.91.jpg

     

    Sur le rebord de la fenêtre,

    Il y a quelques fruits

    Qui donnent un peu de vie.

     

    Le peintre va les mettre comme sujet principal :

    ce sont les seules notes de bonheur

    qui s'opposent à l'extérieur

    et prennent place sur la toile.

     

    Elles sont sur un vieux bois

    et boivent la lumière.

     

    Dehors, c'est bien désert

    et il fait sans doute froid.

    Les murs sont gris ou beiges,

     

     

    le décor est sévère.

    Derrière les carreaux de verre,

    il y a la neige.

     

     

    Quelques brindilles, quelques branches

    se désespèrent

    de la longueur de l'hiver ;

     

     

    la couche blanche

    est le lit de l'attente

     

    Son domaine de froideur

    échappe à la couleur.

     

    D'une cueillette abondante,

    Il ne reste de la cohorte

    que ces quelques fruits

     

    juste ce qu'il faut pour échapper à l'oubli,

    et à la nature morte...

     

    -

     

    RC – juin 2016

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  • ------------------->

    Rembrandt.%2520Self%2520Portrait%2520at%2520an%2520Early%2520Age.jpeg

     

    Tout a un début, tout a une fin :
    Je n’apprendrai à personne
    Que, commençant par un beau matin
    d’été, on se retrouve vite à l’automne…

    Tu as beau tourner le miroir
    dans tous les sens
    Tu te vois entouré de noir :
    c’est une présence

    où le décor s’engloutit
    dans un incendie sans flammes :
    c’est peut-être ce qui embellit
    une partie du drame ….

    Rembrandt.%2520Self-Portrait%2520with%2520a%2520Gold%2520Chain.JPG

    Ce n’est pas ce que tu imagines :
    Il ne suffit pas de déchirer les feuilles
    du magazine,
    pour faire de ton image, le deuil.

    Dans cet incendie froid,
    cette glace limpide,
    que la glace soit à l’envers, à l’endroit,
    ton visage reste le même, couvert de rides.

    Rembrandt.Self%2520Portrait%252C%2520.jpg

    Ce portrait trompeur
    cette peau flasque ,
    supportant son poids d’heurs :
    c’est un masque

    dont jamais tu ne te défais   :
    tu ne peux le déchirer :
    c’est un auto-portrait
    qui ne fait qu’empirer .

    Il n’y a pas de camouflage
    dans les peintures de Rembrandt,
    mais seules ,  les marques de l’âge
    – quelque peu discordantes .

    Rembrandt.Self%2520Portrait-1.jpeg

    Et un jour la mort,
    ( qui jouait la patience ),
    s’extrait soudain du décor…
    – en toute innocence…

    Elle, qui restait discrète, enfin
    prend toute la place :
    Du miroir sans tain,
    ton image s’efface…

    RC- avr 2016

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  •                                   

    une naissance en peinture - ( RC )

      peinture:       Richard Diebenkorn    Coffee  

     

    Vêtue d'inachevé,

    ce n'est pas ton visage

    qui émerge de l'eau,

    et ton rire blessant la toile .

     

    Ta peau est fluide,

    et personne n'écope,

    les éclaboussures

    étoilant ta robe .

     

    Tu émerges juste de la couleur :

    Il suffirait de presque rien,

    pour que tu retournes

    dans l'anonymat

     

    .... - te diluant dans les glacis,

    et les coulures ,

    dissimulée par les larmes,

    de la peinture:

     

    Celle-ci n'est pas sèche , et colle encore aux doigts.

    Il y a, sur eux    

    comme une saveur marine...

    teintée d'essences :

     

    C'est une apparition :

    -       sous les pinceaux,

            j'assiste

            à ta naissance .

     

     

    - RC - avr 2016

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  •  

    Sur une photographie  de Dora Maar - Man Ray   - 1936  ( RC )

     

     

    Les mains  posées sur le mur,

    aplaties , blanches, sous leur poussée,

    et même transparent, invisible obstacle,

    celui-ci porte aussi leur ombre.

     

    Elles  se mêlent, d'un défi obscur

    à la promesse du vivant.

    Le visage voisine son négatif,

    à la façon d'un masque.

     

    Lui aussi regarde un au-delà

    caché  derrière nous.

    Des fentes le parcourent.

    Ou bien est-ce inscrit dans notre oeil,

     

    Ainsi ce serait ce poids de ciment,

    griffé par les années,

    supportant son l'être et l'enfermement

    en empreintes négatives.

     

     

    -

     

    RC -  janv  2016

     

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  • Hannah Höch:
    Collage: Hannah  Höch  ( artiste  représentative  du mouvement  Dada  en Allemagne)

    Faire de la rencontre ambigüe,
    Où rien n’est vérité nue :
    Cela ne dépend pas de toi ,
    D’aller chercher au fond des bois
    Où des tourments de l’image,
    Suivront, selon l’usage,
    Le parcours des pointillés…
    –        ça sent un peu le grillé      –

    Le boucher prépare son tablier
    Le papier, sera déplié
    On se perd un peu,
    Dans des cercles de feu,
    L’envahissement du lierre,
    Les saintes prières…
    Les coins un peu abîmés,
    L’ombre des croix gammées.

    Est-ce que des larmes de pluie
    Répandues sur l’oubli,
    Sont un meilleur témoignage,
    Que d’une époque, ces découpages
    Se bousculant sur la page,
    Assemblés en collage .
    Logique écartée pour un rêve dément,
    Ombre de nuages déliquescents.

    RC- nov 2015

    Collage  Hanna  Höch « The Eternal Folk Dancers » 1933Afficher l'image d'origine

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  • starrynight

    peinture:             V Van Gogh –       la nuit étoilée

    On ne saura pas dire, s’il suffit  d’une  échelle
    Pour  toucher le velours de la nuit.
    Un tissu d’astres  s’y répand,
    Comme une  corne  d’abondance

    Car celui qui franchit les marches  du temps,
    Peut  changer, en cas  d’urgence,
    Les  étoiles qui se meurent
    de froid et de peur
    comme il le ferait de simples  ampoules.

    Allumeur  de réverbères,
    Van Gogh l’a tenté,
    avec sa  « nuit étoilée »
    en se jouant des courants  d’air.

    Il est vrai  que certaines clignotent
    ( à qui la faute ? )…

    Peut-être, justement,  du vent,
    Qui voyage et se déroule
    En les  bousculant,
    La tête  à l’envers
    dans un coin de l’univers .


    Certaines  rêvant de voyager,
    Confient,  pour celles  qui s’y prêtent,
    D’étranges  messagers,
    De la catégorie des comètes.

    Traversant les orbites
    des planètes
    ( et celle de leurs satellites ),
    on pourrait craindre  qu’elles ne s’égarent.

    Car nulle part
    il n’y a de barrière
    qui les séparent
    De nos années-lumière :

    les voilà soudain proches
    ces comètes  voyageuses –
    et leur consistance  de gaz et de roches,
    ne les empêche pas,   lumineuses,
    de foncer sans aucun bruit
    Dans le vide sidéral.

    On ne peut  dire  qu’elles  fuient
    la compagnie  d’autres étoiles…
    Mais  leur  éclairage ne suffit  guère
    ( après la nuit la boucle du jour )
    A illuminer la terre
    Dont le parcours,
    change de dimension.
    Son trajet elliptique
    Forme nos saisons :
    (traduction dans le langage  climatique ) :

    Mais  revenons à   cette nef en transes
    Qu’a peinte  Van Gogh
    Dans le ciel de Provence …
    Ce n’était pourtant pas les  antipodes…

    Tout s’accélère  et tourbillonne
    Au-dessus de la ville,
    Le delta du Rhône,
    Le moutonnement des Alpilles…

                S’emballe  soudain le carrousel      
    Comme une vision après plusieurs verres d’alcool :
                Une immense  traînée  d’étincelles,
                Dans une  course folle

               Jaillit   dans le ciel de la toile
    Ainsi Vincent put  atteindre,
    L’aventure des étoiles,
    Et n’eut plus qu’à les peindre ,

    Nous laissant  approcher
         de si près leur nature,
    Qu’on pourrait presque  les  toucher,
    piquetées dans le ciel      de sombre azur.


    RC –  juin 2015

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  •  

     

    Vertèbres

    ( photographe non identifié )

     

     

    -
    Au détour d'un espace,
    Un large coin de  nature,
    Pourvu d'herbe grasse,
    ( il y aurait des vaches en pâture )

    -  Rien de plus naturel,
    Que la présence des ruminants,
    Et les blocs de sel
    Qu'on trouve de temps en temps .

    Un peu plus loin,         et c'est  surprenant,
    Dans la perspective d'un bouquet d'arbres,
    Il y a,  (  semble-t-il érodé par le temps  ),
    Sur un socle bas,   ces arrondis de marbre

    qui accueillent  le vent ...
    -             Est-ce lui l'auteur  des gravures,
                  Que l'on trouve aussi,  souvent,
                  Dans  cette pierre dure ?

    Les  années d'usure  :
    Creusent ,       pénètrent,     et ravinent ,
    Jusqu'au centre   même des sculptures ,
    Que le passage  du temps patine …

    Mais, visibles  de la route,
    Elles ne sont pas le fruit du hasard,
    Et, ôtant les derniers  doutes ,
    Le pâturage  entoure bien une oeuvre d'art

    Une vertèbre géante, un morceau de corps ,
    Ainsi fossilisé,
    Placé ainsi dans un autre  décor...
    - Un gros volume échappé d'un musée …

    Quelque chose de lourd,
    Une roche rendue  à la nature,
    Et la main    d'Henry Moore ,
    Confrontant au paysage, -  autre mesure

    ....   Comme s'il s'agissait d'une  moraine,
    Les os d'un cétacé            délaissés,
    -   par exemple, ceux d' une baleine    -
    Echoués dans la campagne,  dressés .

    Ici , il est permis que l'on touche,
    On peut  suivre de ses doigts, la matière,
    Parcourir en tous sens les courbes  douces,
    Extraites  lentement de la pierre ...

    -

    RC - juin 2015

     

    Vertèbres

     

     Cet texte  est en rapport  avec l'oeuvre du sculpteur anglais Henry Moore, dont  voila  deux  reproductions .

     

     

    J'ai  déjà écrit  quelque  chose  qui l'évoque  de façon plus allusive  " la chaise du dormeur " visible ici....

     

     

     

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