• La Jeune Fille et la Mort ( Egon Schiele )

     

     

    La Jeune Fille  et la Mort  (  Egon Schiele )

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                                           peinture:  Egon Schiele  "the  death and  the maiden"  1915

     

     

     

    L'angle  déconcerte, et le dessin  ,
    rétif,       se plie ,
    sur un magma d'ocres et de craies.

    Les courbes  n'en sont pas,
    et se crispent,
    dans la gangue sombre .

    C'est un manteau obscur,
    qui sent le rance ,
    habité  par le corps  décharné  .

    La Jeune fille et la Mort ,
    miment un accouplement  ,
    sur le drap aux plissements  de turpitude  ,

    Comme ceux d'une montagne,
    Basculée sur le sol,
    Et qui étale ses viscères  .

    Et c'est peut-être  cette arrogance abrupte
    Soudain précipitée, -  comme  déchue de son rang :
    Des pentes  et des verticales,

    Inversement, on y lit , gémissant
    Non pas l'accouchement , une mise à bas,
    Et une naissance,        mais son extinction

    Chacun essayant de se raccrocher à l'autre,
    Sans espoir de rémission,
    Bientôt               confondus avec le sol.

    Un sol instable,
    Où tout semble  s'engloutir,
    Dans une matière          indéfinissable.


    Ainsi                  les tourbières,
    Conservent à l'abri de l'air,   des corps,
    Où on devine seulement la trace des formes .

    Quelquefois des bouts d'étoffe,
    Une bague en métal noircie,
    Et des morceaux de membres, curieusement préservés,

    Dans une strate de bruns,       comme celle des tranchées
    Saccageant l'horizon,     loin de la surface vivante,
    Où le vent secoue les bruyères.-


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    RC -  avril 2015



     

     

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  • Commentaires

    1
    Mardi 14 Avril 2015 à 17:09

    Une vision tourmentée où les couleurs cachent bien des cadavres ambulants.

    Bien vu: une ambiance bien retranscrite, avec ces ruptures et ses images et une incursion dans l'œuvre, qui va plus loin encore, semble-t-il que le tableau.

    2
    Mardi 14 Avril 2015 à 17:22

    Merci à toi  Maïté...

    3
    Mardi 14 Avril 2015 à 20:29

    Votre poème donne vie au tableau

    4
    Samedi 2 Mai 2015 à 17:51

    Merci Ulysse...  c'est  fait pour  ça  (  en tout  cas lui donner  une vision différente)...

     

    C'est un peu comme lorsqu'un acteur  s'empare d'un texte poétique  ou de théâtre  et  qu'il y insuffle  sa voix, sa personne....

    on le  découvre  alors  sous un jour  nouveau,

    et peut-être  on arrive  à percevoir  des choses  qui nous  avaient  échappé.

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