En affrontant
le mur infranchissable
d'une page,
bien malin
celui qui saura concilier
les visions opposées:
celle de la surface
et celle de la profondeur.
Je m'égare peut-être
dans ma propre ombre:
ombre portée qui se heurte
au souvenir de formes
entr'aperçues
ici, à l'inverse d'une vitrine
où trône une sculpture
mais dont le photographie
ne capte en premier
que les reflets de la rue
là où la lumière la plus crue
s'écrase sur le verre,
comme si le volume
était l'illusion.
Alors le sol strié
insistant sur la perspective
n'ira plus m'entraîner
vers une lumière factice,
qui je le sais
finit par s'écraser
dans le mur de la peinture,
où je peux à mon tour ajouter de l'ocre au brun,
ou même laisser la trace de mes doigts
sur l'estampe encadrée
...par souci de contradiction
elle n'enregistre pas mon image
mes pinceaux à la main...