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    photo perso - Musée Rodin, Paris

     

     

     


    Ils sont les vaincus,
    Leurs habits sont lourds de bronze,
    Si lourds, qu'ils pourraient les enfoncer ,
    Au creux de la terre,
    Dans la glaise  où tout  se dissout,
    Corrompt la peau, mais rend les âmes libres.

    Le regard  se tait ,
    Les gestes  sont las,
    Les corps encombrées de mains,
    Dont ils ne savent  que faire,
    Et caressent le vide .
    Ils sont la défaite,        l'abandon :

    En apportant les clefs de la ville .
    Ouvrent la porte à la servilité ,
    Groupés  mais  solitaires,
    Bientôt une masse indistincte ,
    Dérobant l'homme à l'être,
    Entravés.

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    RC - mai 2015


     

    Les Bourgeaois  de Calais

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  • C'est l'ourlet d'une forme,

    Qui s'ouvre fragile,

    Un élan humide :

    photo:       Imogen  Cunningham  -       Two Callas    1929

      a
     

    Il dessine , au sortir du vase,

    Une arabesque blanche,

    Dont on percevrait presque,

    Tapie dans la photo,

    La suave fragance.

    Elle se développe à notre insu,

    Sur le fil des spirales enroulées,

    Qui se répondent

    Comme une musique faite image,

    Celle de deux corps adossés .

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    Imogen Cunningham,        Two sisters,       1928

     

     

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  • Art Khmer, têtes des temple
    Art Khmer,         têtes des temples   Angkor

     

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    C'est le sommeil, peut-être,
    Qui a clos les paupières  :
    Le regard ne voyait      qu'en dedans,
    la prolongation du sourire,
    Et les lèvres  épaisses , se sont closes,
    Dans leur secrètes pensées.

    Qui peut dire  que ces figures de pierres,
    Ne sont que des œuvres oubliées ?
    Lorsque les hommes ont délaissé les lieux,
    Et laissé les arbres les enlacer
    Jusqu'à les enfouir
    sous le fouillis végétal....

    C'est leur sommeil, sans doute,
    Qui gravite autour  du temps ;
    >    Et celui-ci est immobile.
    (  La pierre ,  gardant la mémoire,
        du regard intérieur,
    Continue de nous contempler,

    Avec son sourire   )  ,
    Comme  si elle  était    habitée
    De l'âme de ceux qui les ont créées,
    Dépositaire d'un accord
    dont nous ne percevons que la surface   :
    Les mains de la pensée,

    Caressent encore la sérénité de leur visage   .

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    RC  -  mai 2015

     

    Art Khmer: Musée Guimet . Paris
    Art Khmer: Musée Guimet . Paris
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