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    peinture oeuvre de W Kandinsky

     

     

     

    Klee, et surtout Kandinsky, sont depuis longtemps occupés à nous acclimater aux royaumes où le microscope nous entraîne avec une brusque violence, ces plantes agrandies
    nous découvrent plutôt des « formes stylistiques » végétales. Dans la forme de crosse d’évêque de la fougère en aile d’autruche, dans la dauphinelle et la fleur de
    la saxifrage, qui fait une deuxième fois honneur à son nom en rappelant les rosaces des cathédrales, on devine un parti pris * gothique.

     

    peinture Kandinsky

     

     

     

    Les prêles voisines montrent de très antiques formes de colonnes, les pousses dix fois
    agrandies des châtaigniers et des érables des formes de totems et celle de l’aconit se déploie comme le corps
    d’une danseuse touchée par la grâce. De ces calices et de ces feuilles, la nécessité intérieure de ces images jaillit vers nous et garde le dernier mot dans toutes les phases
    et tous les stades — les métamorphoses — de la croissance.

     

    Nous touchons là à l’une des formes les plus profondes et insondables de la création, la variante, qui a toujours été, avant toute autre, la forme du génie, des créations collectives et des créations de la nature.

     

    Elle est la contradiction fertile, dialectique de l’invention : le   « natura non facit saltus »
    .< La nature ne fait pas de saut ». La formule est, entre autres, reprise par
    Leibniz, Nouveaux Essais sur l’entendement humain, dans Die
    Philosophischen Schriften von G.W. Leibniz,

     

     

     

     

    Une  série  de photographes  se sont intéressés  au développement  végétal  entre  autres  Karl Blossfeld, qui est très connu, mais  j’ai  choisi  de vous  en présenter  un qui l’est moins.

     

     

     

    photographie: Antonio Gesmundo

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    installation; Joseph Kosuth | Critique | Du phénomène de la bibiothèque | Paris 3e

     

     

     

     

     

    L’art au musée

     

     

     

    Puisqu’il est écrit quelque part que justement on s’y connaît , et sur l’art ,et,en dévotion.

     

    Avec le sublime, avec le précieux,  avec l’unique…

     

    Nous sommes toujours prompts à baisser la tête, à dire merci, à demander qu’on nous accorde un peu de culture.

     

    Et cette  culture  qu’on additionne  contre nous-même,  contre la nôtre, contre celle de tous les jours.

     

    Celle  qu’on ne voit pas, car justement en dehors de l’enceinte sacrée…

     

    On naît domestique et soumis à la dévotion officielle, et si on n’y prend pas garde on meurt pareil, en ayant négligé le vivant autour de nous.

     

    Qui porte autant de valeur,       ——–  parce que vivant, ———  justement.

     

     

     

    -

     

    librement inspiré  du texte  de Robert Piccamiglio, cité plus  bas  « dévotion »  extrait  de  « on a affaire  à l’existence »  ( Robert Piccamiglio  , qui a fait l’objet de plusieurs parutions  de ma part, notamment « Midlands »   voir  par  exemple  l’« épisode  3″, )

     

    et qui figure aussi  dans   « A la Dérive »-  voir  le blog  très renseigné  de Anne-Françoise  ‘ de seuil en seuil’

     

     

     

     

    –   (  à noter  que  l’image  de l’installation de J Kosuth choisie  ( critique  du phénomène  de la bibliothèque ) , relatée par cet article  de 2006,

     

    reprend presque parallèlement les gestes  de Marcel Duchamp, ( les  ready-made )

     

    sauf  que celui-ci  critiquait l’institution du musée,  un siècle plus tôt )…  (Cherchez la nouveauté  avec les  conceptuels)…

     

    RC- le 3 mars 2012

     

     

     

    —-

     

    Dévotion

     

     

     

    de dévotion puisqu’il est écrit quelque part que justement on s’y connaît en dévotion. Avec Dieu, avec les hommes,

     

    femmes et les musées. Toujours prompts à baisser la tête, à dire merci, à demander qu’on nous accorde un petit pardon. La dévotion d’une guerre qu’on mène contre nous-mêmes, ça coûte cher. C’est calibré dans nos têtes. On naît domestique et si on n’y prend pas garde on meurt pareil.

     

     

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  • peinture:           Jan Jansz van de Velde III – nature morte avec verre de bière

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    Le parfum,

    confident de la lumière,

    S’attache aux volumes des objets,

    Et ceux-ci résonnent d’accords particuliers,

    Posés de touches de couleur,

    Frottées et qui se recouvrent,

    Selon l’aube de nos regards,

    Et d’abord celui du peintre.

    …. une présence extraite à leur mystère,

    Par un rayon de lumière,

    Posée sur les cuivres,

    Et les transparences des verres,

    Jouant discrètement leurs feux d’artifice,

    Parmi les fruits disposés là,

    Presque par hasard,

    Offerts au sanctuaire de leur fraîcheur,

    L’écho des pommes et des oranges,

    Juxtaposant leurs courbes,

    A la Sainte-Victoire d’une blancheur plissée,

    Crayeuse et silencieuse,

    Nappe soumise

    Aux ombres ovales du compotier.

    -

    RC      –  28 juin 2013

     

     

    peinture: P Cezanne , nature morte aux pommes et compotier            1899.         Musée du Jeu de Paume   Paris

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    1717   Watteau  Le Pelerinage a l'ile de Cythere, Detail Cherubiins

     

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    Il est une joaillerie fragile,
    Suspendue aux fils,
    Toujours bien peignés,
    De la toile d’araignée

    Ce sont des gouttes pour décor,
    Des perles de colliers lisses,
    Qui, lentement s’épavorent,
    Quand la journée glisse,

    En arabesques changeantes,
    Les insectes au vol léger,
    Viennent alors s’y piéger,
    Car la toile est transparente…

     

    Et si c’est une autre toile,
    Qui piège le paysage,
    Ses étés et ciels d’orage,
    Et des myriades d’étoiles.

    Par petites nuances
    Le tourbillon des doigts lestes
    Où de grands gestes,
    Soudainement           dansent,

    Quelques pas de lumière,
    Accrochés sur les pourpoints,
    Et habits de satin,
    L’embarquement pour Cythère…

    Nous entrons dans un monde imaginaire,
    Emportés dans une aventure,
    Où s’affrontent     les couches de peinture,
    Le cheminement du regard       s’y perd,

    Jusque dans les aires         lointaines
    Les miroirs des eaux       croisent les jours.
    Où , portés, par des ailettes, de  jeunes  amours
    Traversent une perspective     incertaine….

    Tous ces personnages, ensemble
    Se promènent comme dans un parc,
    Tandis que l’on embarque   .
    Et l’eau se ride,          et tremble…

    >         Laissons partir ce vaisseau,
    Jusqu’au bout du monde,
    Où les couleurs se fondent,
    Et aussi ….          les coups de pinceau .

    Chaque regard est neuf ;        aucun n’est usé,
    La peinture, a traversé le temps,
    Même à travers quelques instants,
    Accrochés au musée.

     

     

    -
    RC – juillet 2014

    J A Watteau   l'embarquement pour  Cythère

    J A Watteau:             l’embarquement pour Cythère

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